Bonjour, 

Aujourd'hui j'avais envie de faire un sujet sur le sevrage, mais d'un côté plus personnel. Le sevrage de mon loulou, mon sevrage : notre sevrage. Cette étape si difficile psychologiquement, et qui donne envie d'en parler, même si je suis une professionnelle, même si cela fait un an que ça dure. Parce que j'ai un amour de l'allaitement depuis que je donne le sein à mon fils, cet arrêt est très dur pour moi... 

Alors pourquoi stopper cet allaitement qui se passe si bien, qui est si simple ? Je me le demande souvent... On entend partout que le lait maternel est le meilleur pour un bébé, et c'est tellement simple pour nous deux. 

Mais parce que je reprends le travail, parce que le regard des autres commence à me peser, parce que soit-disant l'indépendance de mon fils en dépend, je dois mettre un terme à cette belle aventure...

 

Au fond de moi, je me dis que ce que pensent les gens, on s'en fout ! Auparavent j'étais moi-même génée de voir un grand téter le sein de sa mère ! Alors je les comprend... Mais mon dieu, gardez vos réflexions pour vous ! Je sais qu'il est bon pour mon fils, mon lait, je ne l'empoisonne pas ! 

Quand au pédiatre, avec ses conseils sur le détachement des bébés, il va à l'encontre de l'OMS... 

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Mais la reprise du boulot, ça je ne peux pas y faire grand chose... "J'ai eu la chance" de rester avec mon bébé jusqu'à présent (je met des guillements car je suis très triste qu'une mère soit considérée comme chanceuse de pouvoir rester auprès de son enfant. Je suis obligée de reprendre le travail pour des raisons financières, et je vais devoir payer une autre femme pour s'occuper d'Alexandre... J'ai beaucoup de mal à l'accepter...), mais aujourd'hui je dois retourner voir mes petites patientes et laisser mon loulou voler de ses propres ailes. Tirer mon lait au travail est quasiment impossible. J'ai allaité plus d'un an, j'y ai pris énormément de plaisir. Mais il est temps de tourner cette page. 

 

 

Comment cela se passe, comment nous avons fait, et ce que j'en pense : 

 

Mon petit tire sur mon soutien-gorge lorsque je refuse de lui donner son lait, et je dois lui dire non. Parfois je me dis que ça aurait été plus simple si je l'avais sevré plus tôt. Il l'aurait moins réalisé ! Oui peut-être mais l'aventure est tellement belle et enrichissante, pourquoi arrêter tôt alors que l'on pouvait continuer ? 

 

Bref, j'ai débuté par l'arrêt de la tétée du midi, tout simplement car il est conseillé d'arrêter une tétée en journée au départ, et celle du repas était la plus compliquée pour moi à donner. Il réclamait le sein en plein milieu de la purée, je devais le sortir de la chaise haute, l'y remettre... J'avais décidé de stopper celle-ci pour avoir plus de chance de voir ma fertilité normale revenir. Des projets plein la tête, des envies d'un autre enfant, m'ont motivé sans trop de peine. 

La datre butoire approchant (la fin de mon congé parental), plusieurs semaines après, j'ai supprimé la tétée du gouter. Beaucoup plus difficilement pour lui comme pour moi. En plus du moment de calin, mon fils a un énorme besoin de succion, qui s'est développé à ce moment là : dans ce cas, je lui donne un biberon d'eau (et non une gourde ou une tasse) ou sa tétine. Cela a beaucoup aidé, il peut téter l'embout et cela le calme. Mais tenir du matin au soir sans le sein est très difficile pour lui. Et moi donc... Cette tétée-là, je l'arrête à contre coeur... Parce qu'il faut.

Mon bébé se réveillant encore la nuit pour téter, et sur les conseils du pédiatre, j'ai remplacé le sein par un biberon de mon lait, la nuit, donné par le papa ou la mamie. Bien souvent les bébés n'acceptent pas les premiers biberons donnés par la mère !! (à savoir qu'il est préférable dans ce cas de laisser faire quelqu'un d'autre, de sortir de la pièce, voir même, de la maison). 

Et nous voilà à l'aube d'un autre changement... J'ai habitué le petit au lait de vache (après moultes doutes sur sa tolérance, des vomissements inhabituels, des questionnements sur le pourquoi du comment (pourquoi se compliquer la vie avec l'introduction d'un lait peut-etre mal toléré alors que j'ai du lait, le meilleur, et aucune envie de sevrer le bébé...). Et bientôt, nous allons arrêter la tétée du matin. Celle du soir, celle du calin, on la garde encore un peu. De plus il est conseillé d'espacer les arrêts de tétées afin de réduire en douceur la production de lait, ne pas abimer la poitrine, ne pas risquer un engorgement... Donc on prend notre temps.

 

 

Pourquoi avoir écrit cet article, alors qu'au final, il ne doit pas intéresser grand monde ?

 

Pour vous donner mon experience, quelques conseils dissimulés dans mon blabla, et surtout pour amener un témoignage : Oui, on peut souffrir d'arrêter un allaitement. Même après un an, même après trois jours. Une amie a du s'aider avec de l'homéopathie car elle souffrait du sevrage naturel de son bébé de quelques mois. Donc ce n'est pas une chose à prendre à la légère : la fin de l'allaitement est la fin d'une étape, d'une aventure, d'une relation privilégiée...